On commence au pied de la basilique.
Dès qu’on lève les yeux, on voit ses hautes flèches pointer vers le ciel. On monte doucement les marches, en écoutant nos pas résonner.
En franchissant la porte, il y a ce moment de silence, un peu solennel. À l’intérieur, la lumière traverse les vitraux colorés, projetant des taches de bleu, de rouge et d’or sur les murs. On pourrait s’asseoir un instant, allumer une bougie, laisser monter une pensée, une prière, ou juste savourer le calme.
En ressortant l’air de la colline est vif. Juste à côté, on aperçoit le monument à Jeanne d’Arc.
On s'approche. La pierre est froide sous la main, et en lisant les inscriptions, on imagine la jeune fille de Domrémy, son regard droit malgré la peur. Ici, à Bonsecours, c’est comme si Jeanne continuait à murmurer son courage au vent.
Puis on passe derrière, vers le petit cimetière.
Le sol est irrégulier, les herbes folles caressent les vieilles pierres. Chaque tombe semble raconter une histoire oubliée. Un soldat, un prêtre, une famille entière... On marche doucement entre les allées, comme si le lieu demandait qu’on parle à voix basse.
Et tout autour, la vue s’ouvre : au loin, on voit Rouen, ses toits, ses clochers, et la Seine qui serpente doucement.
À ce moment-là, on sent que ce n’est pas juste une promenade : c’est un voyage dans le temps, dans la foi et dans l’âme de ceux qui nous ont précédés.
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_aaf6ea_8.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_52de84_7.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_6bfc8c_6.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_50b862_5.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_660811_1.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_1e7853_9.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_0f730e_2.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_5471dd_4.jpg)
/image%2F7089236%2F20250412%2Fob_5ff9d4_3.jpg)