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Diane se retrouva à nouveau dans le grenier de Papy Philippe. Elle poussa un soupir en s’appuyant contre la machine. Chaque voyage était plus incroyable que le précédent, mais chaque fois, elle avait encore plus de questions !
Elle avait maintenant la certitude que le Soleil était bien au centre du système solaire. Mais pourquoi les planètes tournaient-elles autour de lui ?
Elle baissa les yeux vers la machine et vit le troisième levier marqué 1718. Son instinct lui soufflait qu’elle trouverait une réponse là-bas.
Elle prit une grande inspiration et poussa la manette.
La machine s’anima immédiatement, les cadrans s’affolèrent et une lumière éclatante l’engloutit. L’instant d’après, tout était différent.
Diane sentit une légère brise sur son visage. Elle se trouvait dans un grand parc verdoyant, avec d’immenses arbres sous lesquels des bancs de pierre étaient disposés. Au loin, des oiseaux chantaient.
Assis sous un arbre, un homme à la perruque poudrée croquait tranquillement dans une pomme. Il semblait plongé dans ses pensées.
Diane s’approcha doucement et, avec un sourire, demanda :
— Bonjour… Vous êtes bien Isaac Newton ?
L’homme releva la tête, surpris.
— En effet, jeune demoiselle. Qui es-tu ?
Diane hésita un instant, puis répondit avec malice :
— Une grande curieuse qui adore les pommes !
Newton rit doucement.
— Voilà un excellent goût !
Diane s’assit à côté de lui et leva les yeux vers l’arbre sous lequel ils étaient installés.
— Chez mon Papy Philippe, en Normandie, j’ai un pommier rien qu’à moi.
Newton sourit.
— Un pommier ? Quelle chance ! Savais-tu qu’un pommier m’a aidé à comprendre l’un des plus grands mystères de l’Univers ?
Diane ouvrit grand les yeux.
— Vraiment ?
Newton hocha la tête et jeta son trognon de pomme dans l’herbe.
— Oui ! Un jour, alors que j’étais assis sous un arbre comme celui-ci, j’ai vu une pomme tomber. Cela m’a fait réfléchir… Pourquoi tombe-t-elle toujours vers le sol et non sur le côté ou vers le ciel ?
Diane haussa les épaules.
— Parce que… c’est comme ça ?
Newton sourit.
— Oui, mais j’ai voulu comprendre pourquoi. Et j’ai découvert que c’est à cause d’une force invisible : la gravitation.
Diane fronça les sourcils.
— La gravitation ?
Newton ramassa une autre pomme et la lança doucement en l’air.
— Imagine que cette pomme est comme une planète. Lorsqu’elle est dans ma main, elle ne bouge pas. Mais dès que je la lâche, elle tombe. C’est la Terre qui l’attire vers elle.
Diane hocha la tête.
— Comme un aimant ?
Newton réfléchit un instant.
— Oui, mais un aimant attire seulement certaines choses. La gravitation, elle, attire tout. Les grosses choses attirent les petites. Et plus une chose est grosse, plus elle attire fort.
Diane se mordilla la lèvre, pensive.
— Mais alors… le Soleil est énorme, non ?
Newton hocha la tête, impressionné par son raisonnement.
— Exactement ! Le Soleil est bien plus gros que la Terre. Sa force d’attraction est donc immense. Il attire les planètes, mais elles ne tombent pas sur lui.
Diane plissa les yeux.
— Pourquoi ?
Newton dessina un cercle dans la terre avec son doigt.
— Imagine une corde attachée à une pierre. Si tu fais tourner la pierre autour de toi, elle reste en mouvement sans s’envoler, mais aussi sans tomber.
Il traça une flèche dans le sable.
— La Terre, comme les autres planètes, se déplace déjà très vite dans l’espace. La gravité du Soleil l’attire, mais au lieu de tomber sur lui, elle tourne autour, un peu comme si elle était attachée par une corde invisible.
Diane sourit, émerveillée.
— Donc… c’est la gravitation qui fait tourner les planètes autour du Soleil !
Newton hocha la tête avec un sourire satisfait.
— Exactement, jeune fille. La gravitation est l’un des grands mystères de l’Univers… mais grâce à elle, tout fonctionne comme une grande horloge céleste.
Diane sentit une immense admiration pour cet homme. Mais avant qu’elle ne puisse poser une autre question, la sensation de vertige revint.
Le monde autour d’elle s’effaça dans une lumière tourbillonnante…
Et elle se retrouva de nouveau dans le grenier de Papy Philippe.